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SPRINGING FROM THE EARTH NOTE D’INTENTION: PRESÈNTAZION

D’après un poème de Daisaku Ikeda.
Pour soprano et électronique.

“Le poète mérite cette appellation quand il parle que des ses sentiments personnels; et quand il arrive à s’approprier le monde, qu’il l’exprime, alors il est un poète” * J.W. Goethe

C’est un vrai honneur pour moi, ainsi qu’ une grande responsabilité, de mettre en musique, ou plutôt de ‘‘trouver’’ le son cache derrière les paroles de ce beau poème de Daisaku Ikeda.
Daisaku Ikeda, né à Tokyo en 1928, est poète, écrivain et photographe, et il est aujourd’hui le Président de la Soka Gakkai Internationale (en japonais ‘‘association pour la création de valeur’’) institution bouddhiste qui protège et divulgue l’enseignement correct du bouddhisme de Nichiren Daishonin.
Dépuis qu’en 1999 j’ai commencé à pratiquer le bouddhisme de Nichiren Daishonin, la dictature de l’égo, qui m’avait toujours accompagnée (l’ego des compositeurs, en particulier, est parfois aberrant), a commencé progressivement à se fêler, dévoilant des espaces humains et créatifs de plus en plus étendus.
Le choix de ce poème n’est pas tout à fait accidentel. Il s’agit d’un hommage sincère à mon Maître de vie et en même temps, d’un encouragement à approfondir son enseignement précieux. Je ressens profondément ce poème que Daisaku Ikeda a écrit dans sa jeunesse.

Il stigmatise parfaitement la tension profonde vers l’auto-réforme radicale de la pensée, des paroles, et des actions dominées par le monde des illusions où (plus ou moins consciemment) nous vivons tous. “Je sors de la terre” c’est le vers conclusive du poème, et je crois qu’il veut indiquer justement l’effort, la promesse de la philosophie et de la religion bouddhiste, qui nous assure le bonheur dans cette vie. Un bonheur qui, pour citer Calvino et ses Leçons Américaines, ne vient pas de la ‘‘superficialité’’ mais plutôt de la ‘‘légèreté’’ que nous pouvons partager avec les autres et qui dérive du combat constant avec notre propre obscurité fondamentale.
Je voudrais donc remercier profondément Daisaku Ikeda, qui a rendu possible ce travail, ainsi que Raphaël De Vivo, directeur du ‘‘Festival, Les Musiques’’ qui me l’a sollicité, et Shigeko Hata, qui avec sa patience et son talent, a contribué à sa construction.

“Quand le développement d’un individu a atteint un certain niveau, il est avantageux de se perdre dans un tout plus grand, apprendre à vivre pour les autres et s’oublier soi-même par une activité respectueuse des autres. C’est comme ça seulement, que l’on peut arriver à se connaître soi. ‘‘ J.W. Goethe dal “ Wilhelm Meister“*
Andrea Liberovici

Cfr. “Goethe l’homme“ leçon tenue par Daisaku Ikeda à l’Université Soka de Tokyo.